Soirée réussie

Vendredi dernier, nous étions une quarantaine de personnes à la Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire réunie pour écouter des contes et soutenir le peuple haïtien. Le public s’est joint aux conteurs bénévoles afin d’amasser des fonds pour l’A.C.I.B., organisme qui s’occupait d’une école avant le séisme et qui s’occupe aujourd’hui d’un camp de réfugiés à Montroui, à 75 km au nord de Port-Au-Prince.

À la fin de la soirée, il y avait 360$ dans la petite boîte à l’entrée. Les spectateurs ont été généreux de leur argent mais également généreux de leur attention, car les conteurs ont reçu un accueil chaleureux.

En tant qu’animateur et organisateur de la soirée, j’ai ouvert le tour de conte avec un de mes contes du dépanneur. J’ai raconté l’histoire de Madame Gagné (une histoire de billet de loterie).

J’ai ensuite cédé la place à Nicole Lemay qui a profité du décor pour nous présenter un conte amérindien. Flûte et tambour accompagnaient son récit. Le conteur suivant était Albert Simon dont le conte «Les trois questions» appelait à la réflexion. De toute évidence, ce conte mérite qu’on le réécoute et qu’on y réfléchisse.

C’est avec deux contes que Dominic Therien s’est ensuite présenté sur scène. Malgré les plumes qui volaient de toute part, son conte n’était pas amérindien, il était philosophique! Quant au conte de Kees Vandeheyden, il était comique, fantaisiste, et tout aussi magique. Les contes de ce monsieur me font porter un regard bien différent sur notre belle montagne (mais où est donc ce cheval?).

La surprise de la soirée est sans contredit Geneviève Leblanc qui contait pour la toute première fois. Son conte haïtien, conjugué à une énergie joyeuse et généreuse, a ébloui spectateurs et conteurs. Il faudra assurément suivre cette nouvelle conteuse avec intérêt.

J’étais heureux d’avoir parmi nous un conteur «du Sergent» (la Mecque du conte au Québec). Ronald Laroque a raconté «L’homme qui lisait dans les mamelons», conte absurde raconté de main de maître. Le public était «tétanisé»!

Finalement, c’est mon ami Jean-Sébastien Dubé, avec qui j’ai débuté mon parcours de conteur en 2003, qui a conclu la soirée. Son conte se positionnait naturellement à la fin du spectacle plusqu’il s’intitule «L’enfant de la fin du monde». Jean-Sébastien prépare présentement un spectacle solo… un autre conteur à suivre.

Conteurs et spectateurs ont pris le temps de parler ensemble à la fin du spectacle, question d’échanger sur les histoires qui venaient d’être partagé. Vraiment, ce fut une belle soirée et je ne regrette pas de m’être lancé dans cette aventure. Tout à l’heure, j’irais rédiger le chèque pour l’A.C.I.B. et j’irais le poster avec le sentiment d’avoir aidé mon prochain. Merci à tous.

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