Les Contes du Dépanneur

Les Contes du Dépanneur du conteur Marc-André Caron

Jadis, le dépanneur était le seul lieu sur la terre où l’on pouvait le dimanche, acheter chips, bière et liqueur. Aujourd’hui, même si le dépanneur ne sert plus à dépanner, c’est encore un lieu qui nous ressemble et nous rassemble. La fiction rejoint la réalité dans ces contes sortis de l’imaginaire fertile de Marc-André Caron.

Au temps des dépanneurs…

Avant l’arrivée des Club Price, des Wal-Mart et des Sobey’s… Quand on s’intéressait à la politique, quand y’avait encore des gens qui allaient à la messe, quand les magasins fermaient à 5 heure et que tout était fermé la fin de semaine… Quand on avait le temps de vivre et que rares étaient ceux qui travaillent le dimanche, c’était le temps des dépanneurs!

Dans ce temps-là, le dépanneur du coin était le seul lieu sur la Terre où l’on pouvait, le jour du Seigneur, acheter bières, chips, liqueurs et cigarettes… Y’avait pas encore de guichet automatique, pas de carte de débit et les cartes de crédit s’utilisaient avec une grosse machine schlich-a-schlich. Les gratteux étaient gris métallique et les gommes à une cenne coûtaient… une cenne!

Aujourd’hui, les dépanneurs font presque tous partie de grandes bannières, de chaînes commerciales. Ils sont ouverts 24 heures sur 24, vous offre du café toujours frais (le dixième est gratuit) et on vous demande à chaque fois si vous voulez un p’tit gratteux avec ça. On y voit régulièrement de nouveaux employés sous-payer et on n’en connaît jamais le boss.

Dans chaque quartier, cependant, survivent d’irréductibles commerces qui échappent encore à l’uniformisation. Les dépanneurs du coin ne sont pas morts, loin de là. Même si les supermarchés ouverts jusqu’à 11h le soir et les stations services copiées collées leur livrent une rude compétition, les p’tits dépanneurs sont encore au cœur de beaucoup de quartiers. Héritiers du magasin général de nos grands-parents, les dépanneurs résistent encore et toujours à l’envahisseur.

Les Contes du Dépanneur

La chip à voeu

Une croyance venue d’Abitibi veut que l’on puisse, à l’aide d’une croustille recourbée sur elle-même, faire un voeu. Mais attention, ce voeu pourrait mal tournée.

Marie-Tatou

La petite Marie-Thérèse cause beaucoup de problèmes au Boss du dépanneur. Malgré tout, la situation s’arrange pour tout le monde.

Les 3 bossus (Lire le texte)

Certains disent que ce sont trois jumeaux que l’on aurait abandonnés, d’autres pensent que ce sont des gargouilles qui ont pris vie. Peu importe, c’est Marie-Tatou qui les aura sur les bras ce soir.

Max et la vie

Tout n’est pas toujours rose dans la vie du petit Max. Avec la complicité de Martine et de Marie-Tatou, Max trouvera l’aide dont il a besoin… au dépanneur.

Alibobo et les 40 douleurs

Si jadis il y avait un « ramancheux » dans chaque village, aujourd’hui il y a des guérisseurs au fond des ruelles. Alibobo se sert de bouteilles de crème soda pour soulager les gens de leurs bobos.

Madame Gagné

Le matin de son soixante-deuxième anniversaire de naissance, Madame Gagné reçoit un billet de Loto-Gratteux. Elle gagne 10$ et se promet bien d’en gagner beaucoup plus.

Fort LaBière (nouveau)

Par amour pour son petit-fils, le Boss du Dépanneur lui construit un château fort en caisse de bière. Rêveur, le petit Pierrot y vivra toute une aventure.

Camping Northwood (nouveau)

Après avoir travaillé bien des années, le Boss du dépanneur et sa femme prennent des vacances bien méritées en Floride, au Camping Northwood. Le soir du jour de l’an, alors que sa femme dort, le Boss rêve de retourner faire un tour chez lui… en Chasse-Galerie.

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