De Alexis à Alexandro Ivanovitch

J’ai beaucoup avancé mon conte Fort LaBière. L’employé de nuit qui vient faire l’inventaire se transforme en réparateur de nuit et la manière dont le héros se retrouve toute une nuit au dépanneur a beaucoup évolué. Il ne décide plus de s’y cacher pour accomplir une mission, non, il s’y endort et on l’y oublie. En se réveillant dans son fort la nuit, il se demande s’il rêve…

Mais ce n’est pas de ce conte en construction dont je veux parler ici. Suite à la découverte d’une publicité annonçant un concours de conte, je me suis dit qu’il faudrait bien que je participe, d’autant plus que l’on gagne une paire de billets pour aller écouter Michel Faubert rien qu’en participant! L’idée m’est venue d’envoyer un de mes (vieux) contes existant au concours… mais non. Non, je vais me forcer pour en créer un nouveau juste pour l’occasion. Beau défi.

Et mon imaginaire s’est activé. Je dois dire que la manière dont fonctionne mon imaginaire est particulière : je ramasse ce qui traîne… dans mon champ visuel, dans ma mémoire, mes souvenirs, dans mon univers, mes bagages. Comme vous le savez, côté conte, mes bagages sont pleins de contes de dépanneur. J’ai donc ressorti l’idée d’un conte basé sur le personnage d’Alexis Lapointe dit le Trotteur!

J’avais déjà travaillé mon Alexis le livreur, mais sans jamais lui trouver une histoire a mon goût. Rien ne collait à ce personnage. Dans ma tête, mon Alexis le livreur était un immigrant, un néo-québécois, quelqu’un d’un peu marginal, mais pas trop, quelqu’un qui cherche à s’intégrer. Visuellement, toujours dans ma tête, mon Alexis le livreur était un autre Alibobo, côté féminin en moins.

Si vous lisez bien l’annonce du concours, vous pourrez y lire :

Conditions de participation et modalités de présentation

La structure dramatique doit respecter la construction d’un conte soit une amorce qui pique la curiosité de l’auditeur, le nœud qui donne lieu à l’événement et enfin le dénouement.

J’ai tiqué sur «une amorce qui pique la curiosité». Ça m’a rappelé une anecdote que je voulais intégrer au conte du livreur. Bon, OK, ce que je vais vous raconter ne piquera peut-être pas la curiosité en début de conte, mais c’est là que j’ai eu l’idée (qui peut comprendre la création???).

Le Boss du dépanneur met une annonce dans la vitre : Livreur demandé, dois posséder une voiture. Un gars (Roger) applique, il a une voiture = il a l’emploi. Mais il fait mal sa job et les clients s’en plaignent. Le Boss cherche quelqu’un d’autre avant de congédier Roger. Alexandro Ivanovitch, Yougoslave d’origine, applique pour le poste. Il a une voiture. Dans la ruelle en face du dépanneur, on peut apercevoir une vieille minoune. Le Boss le prend à l’essai et les clients sont très satisfaits. Roger perd son travail et veut se venger. Il bloque donc la sortie de la ruelle cul-de-sac afin d’empêcher Alexandro Ivanovitch de faire ses livraisons. Mais Alexandro Ivanovitch continue son bon travail. Roger découvre que son successeur fait ses livraisons à pied, à la course! Il tente de le dénoncer au Boss, mais… sans succès.

Bon, vous avez saisi l’idée. «C’est là que je suis rendu» comme dirait l’autre. Je dois vérifier si Alexandro et Ivanovitch existent ensemble, si ces deux noms sont d’origine yougoslave ou autre. Faudrait aussi que je m’imagine une vieille minoune sympathique à décrire. Je cherche aussi un autre nom pour Roger, personnage désagréable, genre de gros syndiqué sale qui fait mal son boulot parce qu’il se croit protégé.

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