Conte en gestation II

Le concept, les images, les scènes, le scénario ont eu le temps de mijoter et j’avais envie de revisiter cette oeuvre à naître. J’ai commencé par réécrire le conte à partir du début, sans même relire mes notes. J’avais complètement oublié les noms de mes nouveaux personnages, preuve que ces noms n’étaient pas très significatif. J’en ai donc inventé des nouveaux… qui n’ont pas plus de significations pour l’instant.

L’introduction semble se mettre en place, car j’ai presque réécrit la même chose que dans mon premier jet. Mes images mentales se sont un peu modifiées, mais le concept reste le même. Le Boss du dépanneur reçoit la visite de ses trois petits-fils, un à la fois. Les deux premiers le visitent pour profiter des magazines gratuits et des bonbons à volonté tandis que le troisième, le plus jeune, visite son grand-père par amour. (C’est beau hein?)

Pierrot (nom du héros pour le moment), aime jouer à la cachette dans le dépanneur. C’est son pouvoir, il sait «disparaître» grâce à sa petite taille. Avec son grand-père, il joue à la cachette dans le dépanneur. Le Boss se rend compte qu’il est dangereux pour Pierrot de se cacher derrière les hautes piles de caisses de bières. Pour protéger son petit-fils, il réorganise les caisses. Comme s’il s’agissait de gros bloc Légo, les caisses forment un château fort à l’entrée du dépanneur. En plus de devenir le terrain de jeu de Pierrot, la construction fait une belle publicité! Et on nomme le château Fort LaBière, demeure du seigneur Pierrot 1er.

(J’ai toujours eu cette idée qu’un jour j’aurai la chance de construire un immense fort avec des boîtes de carton. Les contes peuvent donc être l’occasion de réaliser nos rêves.)

Après l’introduction et la présentation du «pouvoir magique» de mon héros, il me faut amener le problème. Parce que s’il n’y a pas de problème à résoudre, il n’y a pas d’histoire. Depuis longtemps je pense parler d’un hold-up au dépanneur, mais ce ne sera pas le cas ici. Le problème sera une série de vols. Les magasines et les bonbons disparaissent sans que personne ne sache comment. Mon héros décide d’aider son grand-père à résoudre le mystère.

Par un stratagème que  je ne trouve pas encore très convaincant, Pierrot réussi à se cacher dans le dépanneur et à y rester toute une nuit. Ses parents croient qu’il dort chez son grand-père et le grand-père croit qu’il est finalement retourné couché à la maison. Mais Pierrot se cache dans le Fort LaBière et il monte la garde.

J’en suis là. J’ai déjà une idée sur les voleurs (ils sont deux. Non, ce ne sont pas ses frères.) et sur la façon don’t ils s’y prennent. J’ai aussi trouvé comment Pierrot allait s’occuper d’eux et s’arranger pour que la police les attrape. Et une finale qui réunira le grand-père avec son petit-fils dans le style «ils vécurent heureux…». Mais comme je recommence toujours mes histoires du début lorsque je les (re)travaille, mes débuts de contes sont souvent plus travaillés que mes fins. Je dois donc me forcer pour en écrire une nouvelle version au complet avant que l’inspiration ne me manque.

Mon ami Jean-Sébastien Dubé m’a écrit un conte du dépanneur pour ma fête et j’aimerais bien que Fort LaBière accompagne ce conte lors d’une soirée Contes du dépanneur II. Je retourne donc à mes contes…

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