De l’oral à l’écrit nº 14 Un café en bonne compagnie

Aujourd’hui, je n’écris pas et je ne révise pas. Je prends simplement le temps d’écrire ce petit billet. Hier, par contre, j’ai passé un bon deux heures à réviser mes textes.

Au levé, constatant que notre bon gouvernement et son programme d’assurance-emploi m’avaient oublié, je me suis rendu à St-Hyacinthe pour visiter les bureaux de Service Canada. Je vous épargne mes déboires. Étant à St-Hyacinthe, donc, j’en ai profité pour me trouver un café et y travailler un peu. Changer de décors ça fait toujours du bien. Je me suis retrouvé à la Brûlerie Mondor à boire un café Mondor. Hmmm!

Un Café en bonne compagnie

Le Café Mondor! Photo: Marc-André Caron

Il y avait une connexion sans fil à l’Internet, mais elle ne fonctionnait pas. Heureusement, car j’ai passé plus de temps dans mes textes que dans ceux des autres. En compagnie de Nathalie Couzon et de Patrice Cazeault. Les commentaires qu’ils m’ont offerts dans les marges de mes textes me donnaient l’impression qu’ils étaient avec moi.

Commentaire Nathalie : On se croirait dans la petite fille aux allumettes!

Commentaire Patrice : Très drôle!

Commentaire Patrice : Très bon punch. Très bonne introduction de personnage. Avec trois anecdotes, on a l’impression de connaître Marie-Thérèse. Habile.

Commentaire Nathalie : J’adore ce punch !

Commentaire Patrice : Je suis un peu mal à l’aise avec cette dernière phrase. Jusqu’à maintenant, le conte est «littéraire». Il se lit bien, très fluide. Mais à la toute dernière phrase, tout à coup c’est quelqu’un qui nous parle.

À l’oral, dans ton spectacle, c’est probablement la meilleure façon de clore ce conte.

Mais à l’écrit. Quelque chose cloche. C’est une rupture avec le reste du style que tu emploies jusqu’à présent.

Personnellement, c’est ainsi que je le conclurais: «….»

J’ai adoré cet avant-midi passé en leur compagnie. Ils m’ont non seulement aidé à préciser la forme écrite de mes contes, mais en plus, ils m’ont confirmé que je ne suis pas dans le champ, que mon travail a de la valeur. Le café était encore meilleur en leur compagnie.

Il ne reste que 4 jours avant la date limite que je m’étais fixé. Je sais très bien que le manuscrit ne sera pas prêt mardi soir à minuit, mais ce n’est pas grave. Cette date butoir m’a permis d’avancer et d’être conscient du temps qui passe. Il est facile l’été de se dire qu’on a beaucoup de temps et de ne rien faire et j’ai su éviter ce piège. Une des choses les plus dures lorsque vient le temps d’écrire ou de créer des contes, c’est de trouver le temps pour le faire, du temps de qualité. Cet été, c’est un luxe que je me suis offert et je m’en félicite.

Une fois l’école commencée, je n’aurais plus la chance de me libérer l’esprit pour bien réviser mes textes. Et lorsque mon deuxième garçon verra le jour dans un mois… j’vous dis pas.

Un matin, un soir ou une nuit, alors que ma femme et mes deux fils feront dodo, je vais me faire un bon café, y ajouter de la crème et descendre au sous-sol. Dans mes courriels, il y aura les commentaires de Marie-France de Jean-Sébastien et d’Éric qui n’ont pas encore eu la chance de me lire. Ce sera à leur tour de me tenir compagnie et de m’aider à vous écrire un beau livre.

Puis un jour, sur la terrasse d’un vrai café, je vais réunir tout ce beau monde (la liste est longue!) et leur payer une tournée pour célébrer l’amitié, l’entraide et peut-être un lancement de livre.

Et le café sera bon. Hmmm!

À propos de MarcAndreCaron

Enseignant le jour, ce grand gaillard se change en conteur lorsque vient le soir. Auteur des Contes du Dépanneur.
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