Voilà que j’ai passé quatre jours sans écrire. Ce matin, alors que les cours de natation de mon fils sont terminées et qu’il était à la garderie, je me suis installé chez mon Presse-Café pour travailler. C’était un bon temps pour écrire. J’ai ouvert mon ordinateur, traîné un peu, mais pas trop, sur Internet et j’ai commencé à écrire, pendant deux heures, sans même penser à aller me prendre un café. Quelques allez-retour sur Twitter et Facebook ont ponctué mes décrochages, mais en gros, j’ai bien écrit.
Le conte sur lequel j’ai travaillé n’était pas trop difficile : Marie-Thérèse. À une certaine époque, je ne considérais pas ce récit comme un conte, mais plutôt comme une introduction à un autre conte, celui des trois bossus. C’est mon ami Jean-Sébastien Dubé qui m’a convaincu de traité l’histoire de Marie-Thérèse comme un conte en lui-même. C’est un conte en quatre temps au motif en crescendo plutôt répétitif qui présente un personnage important du dépanneur.
Entre l’oral et l’écrit, je crois que ce sera le conte qui ressemblera le plus à ce que je raconte en spectacle. Il faut dire que je me suis aidé de l’enregistrement du conte en spectacle. Un peu de pause-play-pause-play pour écouter-écrire-écouter-écrire m’a aidé à être plus confiant. Loins de simplement retranscrire mes dires, j’ai réussi à créer un texte qui est fidèle aux images de mon imaginaire. L’enregistrement me libère à avoir à me souvenir de l’histoire et laisse mon créatif se concentrer sur le récit écrit.
Marie-Thérèse : 799 mots.
Puis, vers onze heure, je me suis pris un café (corsé, humm) et j’ai choisi ma prochaine cible : Max et la vie. En une heure de clavigraphie, toujours en écoutant des bouts du conte enregistré en spectacle, j’ai réussi à écrire toute l’introduction du conte. Il faut dire que Max et la vie est le plus lourd de mes contes, celui que j’ai de la difficulté à terminer (de conter) depuis que je suis papa. Encore une fois, j’écoute l’enregistrement en écrivant. Cet exercice va sûrement m’obliger à modifier à améliorer ma façon de conter. Les paroles s’envolent et il est difficile de se corriger en spectacle tandis qu’à l’écrit on peut se relire et se corriger cent fois avant que le public n’entre en contact avec l’œuvre.
Lorsque midi à sonné, lorsque j’ai dû fermer mon ordinateur, j’ai eu l’impression de laisser le conte en suspend, comme une conversation qui n’est pas terminée. J’ai hâte à demain pour retrouver Max et les filles du dépanneur afin de continuer dans cette histoire.
Max et la vie : 673 mots pour l’instant
Il reste 36 jours. À demain.
