À ce jour, j’ai créé 8 contes du dépanneur dont deux dans la dernière année et que j’ai contés pour la première fois dans les derniers mois. J’écris cet été parce que je crois pouvoir trouver le temps de le faire. Un aspect du Défi 30-30 que j’ai particulièrement apprécié était le délai, l’échéancier. Avoir un «deadline» est très motivant. Être en retard équivaut pour moi à un échec et je déteste les échecs. Donc, je me donne un «deadline», une ligne de la mort, pour terminer l’écriture de mes contes : ce sera le 17 août à minuit. Voyez-vous, la journée d’affectation est le lendemain, c’est le jour où je me trouve une job pour l’année. Quelle job? Mystère. Mais c’est là que ça se passe. D’ici là, ça ne sert à rien de stresser, il n’y a rien à faire. Alors, pourquoi ne pas écrire un recueil de contes? Il me reste donc 41 jours.
Écrire prend du temps même si je connais mes histoires par cœur depuis 7 ans. C’est en fait très difficile de transposer à l’écrit les images que j’ai dans la tête en gardant la même texture ou en tentant de bonifier l’histoire. Ce que j’ai écrit par le passé n’est souvent pas à la hauteur de ce que je raconte en spectacle. Voilà pourquoi je suis content de prendre du temps pour me consacrer à cette tâche.
Je viens de réviser «Camping Northwood» que j’ai relu/corrigé/réécris hier. J’ai porté une attention particulière au temps de verbe. Lorsque j’écris, je pense surtout à mon histoire, aux images, à la structure, aux parfums… et très peu au français et à ses fautes. Chaque fois que mon esprit s’attarde à choisir un mot pour bien décrire mon idée, je perds le fils du niveau de langage et je mélange les temps de verbe. Après relecture, ce n’était pas si pire, mais je dois rester vigilant. Je vais bien sûr avoir besoin de plusieurs avis externes pour me confirmer (me sécuriser et m’encourager) que ça coule bien même si ma première lectrice m’a déjà confirmé que ça allait.
Un autre point que je vais devoir travailler : il y a un concept dans le conte qui n’est pas assez approfondi pour bien transmettre mon intention. Je veux démontrer que le Boss du dépanneur veut aider des gens démunis et cet aspect de l’histoire passe vite, trop vite pour être bien senti. J’y reviendrais, il faut parfois faire reposer nos idées, nos textes.
Demain, je devrais m’attaquer à un autre conte. Je ne sais pas si je vais me baser sur des textes déjà écrits et les «arranger» ou tout réécrire, repartir à zéro. On verra bien. Il me reste 41 jours.

Ping : De l’oral à l’écrit nº 11 : Comité de lecture, attache ta tuque | MarcAndreCaron.com