Serez-vous des nôtres?
29 janvier 2010 | 12:12
J’avais lancé un défi, voilà que je le relève. La soirée de contes pour venir en aide aux Haïtiens de Moutrouis est lancée.
Suite à certains articles de blogues (dont celui-ci), je me suis grandement interrogé sur ma démarche. Dans mon école, la direction nous a appris que la commission scolaire allait procéder à une cueillette de fond auprès du personnel et des élèves pour Haïti et que les dons amassés iront à la Croix-Rouge. Plusieurs enseignants ont questionné la démarche en évoquant la médiatisation, la sollicitation pour cette cause et pas une autre. En même temps, j’ai lu ce billet sur cyberpresse Le miraculé de Petit-Goâve qui m’a grandement touché. J’ai également reçu par courriel des photos de la catastrophe, photos que je ne partage pas ici… parce qu’elles sont trop dures. (Surtout pour moi qui à un enfant et qui en attend un autre).
Dans la dernière édition de l’Oeil régional, j’ai lu l’article qui parle d’André Ricard qui est présentement en Haïti pour aider à la construction d’une école… et qui finalement reste sur place pour aider le village à se remettre sur pied. Je me suis renseigné sur l’organisme avec lequel M. Richard travail, l’ A.C.I.B. et je me suis dit que c’était eux que je voulais aider. Pas la Croix-Rouge ou l’Unicef qui oeuvre principalement à Port-au-Prince, non, je veux aider cet organisme qui s’occupe d’une école de 450 enfants et de la communauté. Le fait qu’un citoyen de ma ville soit impliqué dans cet organisme me rassure quant à l’utilisation qui sera faite des dons recueillis. Je vous invite à lire la lettre d’Yvette Levasseur pour comprendre l’importance de sa mission, avant comme après le tremblement de terre.
Alors, j’ai décidé, malgré les difficultés et la peur que j’ai de me lancer dans une telle aventure, d’organiser cette soirée de contes afin d’amasser des fonds pour construire/reconstruire une école. Après tout, en tant qu’enseignant, je connais la valeur de l’éducation.
Ce que je veux faire, c’est aider, aider mon prochain. Je ne veux pas que mon aide ne soit qu’un don par carte de crédit, un don sans visage, sans chaleur humaine. L’idée d’une soirée de conte, c’est aussi l’idée de se rassembler, de se parler, de s’écouter. Il y a cette merveilleuse chaleur lors d’une soirée de contes, la chaleur de la rencontre, du vrai. Les Haïtiens ne sauront peut-être jamais que nous nous sommes rassemblés un soir à Mont-Saint-Hilaire pour nous conter des histoires, mais nous, nous nous en souviendrons.
Beaucoup de conteurs ont répondu à l’appel. Kees Vanderheyden, Albert Simon, , Nicole Lemay et Dominique Therien du Cercle des conteurs de Mont-Saint-Hilaire sont de la partie. Il y a également Ronald Larocque qui se joint à nous de même que mon ami Jean-Sébastien Dubé qui viendra de Sherbrooke pour nous prêter main forte.
J’ai eu l’aide de M. Pierre Bergeron, Directeur du Service du loisir, de la culture et des communications de la Ville de Mont-Saint-Hilaire pour trouver un lieu et préparer le communiqué de presse. La très gentille Chantal Millette de la Maison amérindienne m’a ouvert toute grande ses portes pour la tenue de la soirée. Étant nouveau dans la région, ce sera ma première visite à la Maison amérindienne et j’ai bien l’impression que ce ne sera pas la dernière.
Merci à ceux qui aident et à ceux qui aideront.
Serez-vous des nôtres?

Ce soir-l



